Quelles relations entre la Russie et les anciennes Républiques soviétiques ?

Vendredi 21 mars, le processus d’annexion de la Crimée par la Russie a officiellement abouti. Dans le même temps, le nouveau gouvernement de Kiev et l’Union européenne ont officialisé la signature d’un accord d’association.

C’est le refus de ratifier ce document par les précédentes autorités ukrainiennes qui avait déclenché le soulèvement de Maïdan, fin novembre, et précipité la chute de Viktor Ianoukovitch.

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Portrait de l’ancien président ukrainien, Viktor Ianoukovitch.

Dans l’Est de l’Ukraine, l’accord de désescalade signé à Genève la semaine dernière n’a pas suffi à mettre un terme aux affrontements armés entre prorusses et proeuropéens. C’est que le tiraillement de l’Ukraine entre l’Europe et la Russie ne date pas d’hier.

A titre d’exemple, 17 % de la population ukrainienne est d’origine russe et la moitié orientale du pays est russophone.

Tandis que l’Union européenne cherche à s’étendre vers l’Orient en intégrant d’anciennes républiques soviétiques, en face, Vladimir Poutine, pour qui la dislocation de l’URSS constitue “la plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle”, veut faire de l’Ukraine une pièce maitresse de son union douanière eurasienne qui réunirait à nouveau plusieurs républiques de l’URSS.

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La Russie et ses anciens satellites.

Cette dynamique s’applique-t-elle également aux 14 autres anciennes Républiques socialistes soviétiques, parmi lesquelles la Biélorussie, la Géorgie, la Lettonie, l’Ouzbékistan ou l’Arménie ? Les anciens membres de l’URSS sont-ils également divisés entre prorusses et proeuropéens ?

Est-il encore pertinent de parler de deux blocs Est et Ouest, quinze ans après la chute de l’empire soviétique ? Quelle relation entretient Moscou avec les anciennes Républiques soviétiques ?

Voici les questions que nous avons abordé tout au long de cette émission avec l’aide de nos invités, Hélène Rousselot, responsable Asie centrale pour le site Regards sur l’Est, et Jean-Sylvestre Mongrenier, chercheur associé à l’Institut Thomas More, et auteur de Stratégies et géopolitiques russes des hydrocarbures. Un défi pour l’Europe parue aux éditions des Presses universitaires de Louvains en 2013.

Cyberconflits : quelle réalité, quels enjeux ?

En juin 2010, le monde découvre l’existence de Stuxnet, un ver informatique capable d’espionner et de reprogrammer des systèmes industriels. Finement conçu, le virus ne s’attaque qu’à des cibles déterminées : en l’occurrence le système nucléaire iranien.

Les objectifs visés, l’ampleur et l’efficacité du programme, permettent de déterminer rapidement qu’il ne s’agit pas d’une simple attaque de hackers, mais d’une opération mise en place par un Etat.

Stuxnet n’est qu’un exemple parmi d’autres de la cyberguerre à laquelle se livrent les Etats. En Europe, la Lituanie, l’Estonie, la Géorgie et dernièrement l’Ukraine auraient été victimes d’attaques informatiques de grande ampleur ayant par exemple eu pour effet de paralyser leur fonctionnement pendant plusieurs heures.

La France elle aussi serait ciblée : en 2013, le ministère de la Défense a recensé 780 attaques, contre 195 deux ans plus tôt. Face à l’accélération de la menace, le Livre blanc de la défense, réécrit en 2013, a fait de la cyberdéfense une “priorité nationale” et entériné la volonté de Paris de se doter d’une capacité militaire offensive dans ce domaine.

Cyber Command officials define unit's scope

A Eglin Air Force base, en Floride (Etats-Unis)

Si aucune victime de cette guerre n’est pour l’instant à déplorer, les conséquences du cyberespionnage ou d’une cyberattaque peuvent être catastrophiques : l’informatique étant omniprésent dans nos sociétés modernes, les cyberassaillants peuvent toucher aussi bien les ordinateurs des particuliers, que l’alimentation énergétique d’un Etat ou même son équipement militaire.

Que signifie précisement le terme de cyberguerre ? Est-ce un concept nouveau ? La cyberguerre constitue-t-elle un risque véritable pour les Etats et leurs populations ? Quelles conséquences ces nouveaux outils ont sur les relations internationales ? Quels pays tirent leur épingle du jeu ?

Ce sont les questions que nous avons abordées tout au long de cette émission en compagnie de notre invité, Olivier Kempf, chercheur associé à l’IRIS et auteur de l’ouvrage Introduction à la Cyberstratégie, publié aux éditions Economica.

L’Afrique des Grands lacs : vingt ans après le génocide rwandais

Avec un peu de retard, voici Le Bruit du Monde du samedi 22 février consacré à la région des Grands lacs en Afrique, vingt ans après le génocide rwandais : dans quelle mesure l’horreur du Rwanda a eu des répercussions sur l’ensemble de la région ?

Entre avril et juillet 1994, plus de 800 000 Rwandais sont tués à la machette et au bâton clouté. Ce sont des tutsis, ethnie minoritaire du Rwanda, ils sont massacrés par des hutus, majoritaires.

L’arrivée du Front Patriotique Rwandais fondé et dirigé par le futur président Paul Kagame met fin à trois mois d’horreur. Mais le mal est fait. Le génocide va mettre le feu à une région déjà en proie à l’instabilité, à la corruption et aux violences. S’en suivront les deux guerres du Congo, des centaines de milliers de morts et de déplacés.

La région des Grands lacs en Afrique.

La région des Grands lacs en Afrique.

Le rôle du Rwanda dans ces conflits est plus qu’ambigüe : le gouvernement rwandais a financé et armé des milices luttant contre le pouvoir central congolais, que ce soit pour attaquer les camps de réfugiés hutus à la frontière congolo-rwandaise afin d’éliminer une menace potentielle, ou pour contrôler ce grand voisin au riche sous-sol.

Kasai occidental, République démocratique du Congo / André Thiel

Province du Kasai-Occidental, République démocratique du Congo / André Thiel

Le 12 décembre dernier, un accord de paix “historique” a été signé entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et les ex-rebelles du Mouvement du 23 Mars ou M23, qui sévissait dans la région du Kivu.

Le document, qui réaffirme la dissolution du M23 en tant que groupe armé, pourrait venir briser la tradition de guerre et marquer un tournant dans l’histoire de la région.

Quel impact le génocide au Rwanda a-t-il eu sur la région des Grands lacs, et plus particulièrement sur son voisin congolais ? Comment les événements de 1994 ont mis le feu à la poudrière de la région des grands lacs ? Vingt ans après le génocide, quelle est la situation au Kivu, bande de terre située entre le Congo et le Rwanda ? L’accord de paix qui vient d’être signé présage-t-il d’une amélioration de la situation ?

Voici les questions que nous avons abordé tout au long de notre entretien avec nos deux invités, Jean-Claude Willame, professeur émérite à l’université catholique de Louvain et Pierre Boisselet, reporter à Jeune Afrique, que vous pouvez suivre sur Twitter : @PierreBoisselet.

20 ans après, quelles répercussions le génocide rwandais a-t-il eu sur l’Afrique des Grands lacs ?

Piste au Rwanda / CIAT International Center for Tropical Agriculture

Piste au Rwanda / CIAT International Center for Tropical Agriculture

Samedi 22 février, Le Bruit du Monde sera consacré à l’Afrique des Grands lacs : 20 ans après, quelles sont les conséquences du génocide rwandais sur la région ?

La tragédie de 1994 a plongé le Rwanda dans une violence extrême pendant trois mois. Aujourd’hui le pays est stabilisé, mais on ne peut pas en dire autant de ses voisins. Dans quelles mesure l’horreur au Rwanda a-t-elle eu des répercussions sur l’ensemble de la région de l’Afrique des Grands lacs ?

Rendez-vous samedi à partir de 17 h sur le 100.7 FM en région parisienne pour le savoir ! Nous serons en compagnie de Jean-Claude Willame, professeur émérite de l’université catholique de Louvain et Pierre Boisselet, reporter à Jeune Afrique.

Sotchi 2014 : les Jeux olympiques dans la poudrière du Caucase

Réécoutez notre émission du 25 janvier 2014 sur la géopolitique du Caucase russe, où auront lieu les Jeux olympiques d’hiver cette année.

Pour Vladimir Poutine, les Jeux olympiques de Sotchi sont un enjeu majeur et un symbole à trois dimensions. La première est nationale : elle consiste à renforcer le patriotisme russe en plaçant la Russie au centre du monde pendant quinze jours.

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La seconde dimension est régionale : avoir choisi Sotchi, située à la frontière avec la Géorgie, dans une des régions les plus instables de l’immense territoire russe, n’est évidemment pas un hasard. Pour Vladimir Poutine, l’enjeu est de montrer que le pouvoir fédéral maîtrise le nord Caucase mouvementé, que les guérillas indépendantistes, en particulier en Tchétchénie, sont sous contrôle.

La dernière dimension est internationale : M. Poutine veut faire des JO de Sotchi “le plus grand événement de l’Histoire post-soviétique”. Son ambition est de montrer que la Russie est une grande puissance, non seulement capable d’organiser des Jeux olympiques, mais aussi de faire en sorte qu’ils soient sécurisés et grandioses pour prouver que Moscou fait jeu égal avec les grands de ce monde.

A moins de deux semaines du coup d’envoi de la compétition, le pari de faire de ces Jeux un événement historique semble en bonne voie : avec un budget de 36 milliards d’euros, cinq fois revu à la hausse, Sotchi 2014 s’annoncent comme les Jeux de la démesure.

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Mais l’enjeu sécuritaire, la corruption ambiante et l’impact social et environnemental écornent déjà l’image des Jeux de Poutine. Pourquoi avoir choisi Sotchi pour organiser les JO, quels sont les enjeux de la compétition pour la Russie, quels en sont les risques, la région est elle prête à accueillir la manifestation sportive ?

Voici les questions que nous avons abordées avec nos deux invités Charles Urjewicz et Aude Merlin.

Glissez-vous dans la peau d’un réfugié syrien avec la simulation interactive du Guardian

Votre nom est Karima, vous êtes une femme syrienne originaire d’Alep, avec deux jeunes enfants à charge. Votre mari est mort dans un attentat, les attaques aériennes continuent, vous avez entendu que 87 enfants ont été tués sous les bombes en décembre. Vous vous sentez plus que jamais en danger et vous décidez donc de fuir votre pays. Mais comment faire et où aller ?

La simulation interactive mise en ligne par le quotidien britannique The Guardian est un moyen efficace de se rendre compte des nombreux obstacles rencontrés par les populations des pays en guerre, en particulier pour atteindre l’Europe. Seuls 2,4 % des personnes ayant fui la Syrie sont parvenus à entrer dans l’UE nous apprend le quotidien.

Mais revenons à Karima. Elle a entendu que la Suède accordait le statut de résident permanent à tous les réfugiés syriens. Soit. Mais concrètement, comment atteindre ce pays ?

La simulation du Guardian vous propose plusieurs choix : soit par les airs, en rejoignant un aéroport, soit par les terres en passant par la Turquie. Cliquons sur l’option “avion” qui semble être la plus simple. “Mauvaise nouvelle” répond le simulateur. “Vous ne pouvez pas prendre un avion pour aller en Suède car vous n’avez pas de Visa.”

De fil en aiguille, entre les faux espoirs suscités par les programmes d’aides qui souvent n’aboutissent pas, les dangers des camps de réfugiés et les politiques de reconduites à la frontière, le Guardian montre, grâce à cet outil, à quel point il est difficile, voire impossible pour un réfugié de s’introduire à l’intérieur de l’Europe qui apparait comme une véritable “forteresse”.

Sophie Chaudey (émission du 25 janvier 2014)

Réécoutez notre émission sur l’Iran

Le nucléaire militaire iranien effraie depuis plus de 10 ans, 10 ans de blocages, de tensions, de menaces,  de sanctions et de manœuvres secrètes. Il y a un an, Tel Aviv, largement soutenu par Washington, annonçait une guerre imminente contre l’Iran. Mais aujourd’hui, l’heure est au réchauffement. C’est une question d’intérêts convergents. Téhéran souhaite normaliser ses relations avec l’Occident . Les Etats-Unis, eux, veulent se retirer du Moyen-Orient.

Les ennemis d’hier sont donc assis à la même table depuis mercredi et Barack Obama semble bien décidé à trouver un compromis. Pourtant, Téhéran n’a pas changé d’un yotas son discours officiel : Rohani, le nouveau président iranien, continue de marteler qu’il ne fera aucune concession sur son droit à l’enrichissement. Mercredi, il affirmait encore lors d’un discours télévisé qu’Israël était voué à disparaitre.

Si un accord semble se dessiner  aujourd’hui à Genève, les négociations restent tendues. Même si elles aboutissement elles ne déboucheront de toute façon  que sur un accord intérimaire et reconductible. La question du nucléaire iranien est donc loin d’être réglée.

Alors, devons-nous  avoir peur d’un Iran nucléaire ? Pour tenter de répondre à cette question, penchons nous sur les intérêts géostratégiques qui guident l’Iran : pour quelles raisons le pays voudrait se doter de l’arme atomique ? Quels sont les enjeux de sa politique externe ? Mais aussi, quelle est l’importance de cette question du nucléaire  pour l’organisation interne du pays ?

Réécouter l’émission sur l’ingérence

Mieux vaut tard que jamais !

Notre émission du 26 octobre 2013 sur le droit d’ingérence est désormais en écoute intégrale : pour quelles raisons un Etat décide d’intervenir militairement, ou non, dans un pays tiers ? Est-il vraisemblable qu’il s’engage dans un conflit sans objectif et sans espérer en retirer une quelconque contrepartie ? Les guerres humanitaires existent-elles ?

Voici les questions abordées avec nos deux invités : Philippe Moreau Defarges et Jean Bricmont.

La Bruit du Monde fait sa rentrée

Emission ingérence

Après de longues vacances bien méritées, le Bruit du Monde fait sa rentrée !

Branchez-vous sur le 100.7 FM en région parisienne aujourd’hui à partir 17 heures pour écouter notre émission sur les guerres humanitaires : “devoir d’ingérence”, “responsabilité de protéger”, nos deux invités décryptent ce concept qui justifie la plupart des interventions militaires internationales…

Fin août, les Etats-Unis et la France étaient prêts à bombarder la Syrie sans autorisation du conseil de sécurité de l’ONU et donc en dehors de tout cadre légal. Pour justifier cette décision, François Hollande avait un argument de poids : la responsabilité de protéger des civils et de punir un tyran qui massacre son propre peuple.

Une intervention illégale certes, mais légitime, selon lui,  puisqu’elle renvoie à une “conscience universelle” et à un devoir moral des Etats face à une humanité opprimée. Un devoir susceptible de supplanter deux principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies : l’égale souveraineté des Etats et l’interdiction du recours à la force hors des exceptions prévues par le texte.

Largement invoquée par les Occidentaux dans les années 90 pour justifier des guerres de coalitions, l’argument humanitaire revient en force en 2011 avec l’intervention en Libye. “Nous intervenons pour protéger la population civile de la folie meurtrière d’un régime qui a perdu toute légitimité”, avait martelé Nicolas Sarkozy à l’époque.

Il s’était alors appuyé sur l’ONU et la résolution 1973 du conseil de sécurité qui autorise les Etats membres à prendre toutes les mesures nécessaires (y compris la force) pour protéger les populations civiles. Protéger les populations civiles était-il l’unique objectif de la France ?

Aujourd’hui, la crise humanitaire en Syrie n’a rien a envier à celle de la Libye de 2011. Dans les deux cas, les atrocités commises sont les mêmes mais la réponse varie. Cette fois l’ONU est bloquée par les vetos russes et chinois ; et les Etats-Unis puis la France ont finalement renoncé à lancer l’offensive.

Pour quelles raisons un Etat décide d’intervenir militairement, ou non, dans un pays tiers ? Est-il vraisemblable qu’il s’engage dans un conflit sans objectif et sans espérer en retirer une quelconque contrepartie ? Les guerres humanitaires existent-elles ?

Voici les questions auxquelles nous allons tenter de répondre avec nos deux invités : Philippe Moreau Defarges et Jean Bricmont.

Les enjeux des élections au Mali

En vue des élections présidentielles de dimanche au Mali, Le Monde.fr publiait une revue de la presse étrangère sur le scrutin dans sa “check-list” de vendredi. Cliquez sur les liens pour lire les articles cités en entier.

Mali : après le scrutin viendra la stabilité, ou est-ce l’inverse ?

Sur la question des élections de dimanche, les éditorialistes sont partagés : faut-il organiser des élections imparfaites, et risquer de renforcer les divisions qui déchirent le pays, ou, au contraire, donner la priorité au retour de la stabilité pour que ces élections se déroulent dans les meilleures condition ?

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Ibrahim Boubacar Keïta, ancien premier ministre du Mali, figure parmi les favoris de l’élection de dimanche 28 juillet (GEORGES GOBET / AFP)

“Pourvu que le Mali ait un président élu !” Pour le Journal du Mali, l’élection présidentielle qui se tiendra dimanche 28 juillet est cruciale. “Il faut y aller malgré tout”, assure le journal, répondant à ceux qui considèrent que le pays est encore trop instable.  “Seul un gouvernement légitime peut lancer un processus de dialogue et de réconciliation”.

Jadis un modèle de stabilité dans la région (lire l’article de L’actualité), le Mali traverse  un crise profonde. En dix-huit mois, sa population a connu une (nouvelle) rébellion touareg, un coup d’Etat, une partition de son territoire, une occupation par des groupes armés et une intervention militaire étrangère.

>> Réécoutez notre émission du mois de février sur les raisons de la déstabilisation de la région du Sahel.

Après l’intervention française qui a contribué à chasser les groupes islamistes du pays, la communauté internationale a voulu organiser des élections démocratiques dans les plus brefs délais, estimant, à l’instar du Journal du Mali, que le scrutin amènerait la stabilité, et non le contraire.

Mais d’aucuns s’interrogent sur le bien-fondé de la tenue d’un scrutin présidentiel alors que le pays n’y est pas prêt. Le rôle de la France est pointé du doigt par les éditorialistes, pour qui des élections trop précoces vont “exacerber les divisions au lieu de promouvoir la réconciliation” (lire l’article de Voice of America). Le Journal du Cameroun abonde : “Pressée de se désengager et de passer le flambeau à l’ONU, la France a poussé jusqu’au bout pour une élection au Mali en ce mois de juillet malgré les difficultés pour organiser un scrutin aux normes démocratiques”, rappelle le quotidien.

C’est la situation dans le nord du pays, foyer de la contestation touareg, qui préoccupe les observateurs. Pour la BBC, il était “naïf” de croire que la seule signature des accords de Ouagadougou en juin, entre les autorités et les rebelles du MNLA, pouvait apporter la stabilité. “Sans réconciliation préalable, le scrutin pourrait intensifier les hostilités”, prévient la chaîne. “La mise en application de l’accord, se heurte à des difficultés, notamment ce qu’on appelle les mesures de confiance entre le gouvernement malien et la rébellion touarègue”, précise-t-elle dans son édition Afrique.

“Les donateurs occidentaux n’allaient pas laisser ces détails interférer avec leur récit sur la démocratie modèle au Mali”, commente le Guardian. Et le quotidien britannique d’ajouter : “En forçant les Maliens à se rendre aux urnes trop tôt, la communauté internationale répète ses erreurs du passé”, elle doit donc s’attendre à ce que la Mali fasse de même.

>> Pour aller plus loin :

Lire notre note de blog sur les accords de Ouagadougou.

Lire l’article du Journal du Mali sur les derniers sondages réalisés.

Elvire Camus a réalisé cette revue de presse pour le Monde.fr.