La Bruit du Monde fait sa rentrée

Emission ingérence

Après de longues vacances bien méritées, le Bruit du Monde fait sa rentrée !

Branchez-vous sur le 100.7 FM en région parisienne aujourd’hui à partir 17 heures pour écouter notre émission sur les guerres humanitaires : “devoir d’ingérence”, “responsabilité de protéger”, nos deux invités décryptent ce concept qui justifie la plupart des interventions militaires internationales…

Fin août, les Etats-Unis et la France étaient prêts à bombarder la Syrie sans autorisation du conseil de sécurité de l’ONU et donc en dehors de tout cadre légal. Pour justifier cette décision, François Hollande avait un argument de poids : la responsabilité de protéger des civils et de punir un tyran qui massacre son propre peuple.

Une intervention illégale certes, mais légitime, selon lui,  puisqu’elle renvoie à une “conscience universelle” et à un devoir moral des Etats face à une humanité opprimée. Un devoir susceptible de supplanter deux principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies : l’égale souveraineté des Etats et l’interdiction du recours à la force hors des exceptions prévues par le texte.

Largement invoquée par les Occidentaux dans les années 90 pour justifier des guerres de coalitions, l’argument humanitaire revient en force en 2011 avec l’intervention en Libye. “Nous intervenons pour protéger la population civile de la folie meurtrière d’un régime qui a perdu toute légitimité”, avait martelé Nicolas Sarkozy à l’époque.

Il s’était alors appuyé sur l’ONU et la résolution 1973 du conseil de sécurité qui autorise les Etats membres à prendre toutes les mesures nécessaires (y compris la force) pour protéger les populations civiles. Protéger les populations civiles était-il l’unique objectif de la France ?

Aujourd’hui, la crise humanitaire en Syrie n’a rien a envier à celle de la Libye de 2011. Dans les deux cas, les atrocités commises sont les mêmes mais la réponse varie. Cette fois l’ONU est bloquée par les vetos russes et chinois ; et les Etats-Unis puis la France ont finalement renoncé à lancer l’offensive.

Pour quelles raisons un Etat décide d’intervenir militairement, ou non, dans un pays tiers ? Est-il vraisemblable qu’il s’engage dans un conflit sans objectif et sans espérer en retirer une quelconque contrepartie ? Les guerres humanitaires existent-elles ?

Voici les questions auxquelles nous allons tenter de répondre avec nos deux invités : Philippe Moreau Defarges et Jean Bricmont.

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