Le conflit syrien en cinq minutes

Racines du conflit, divisions au sein de la rébellion, conséquences pour la population et pour la région, ramifications internationales. En cinq minutes, Wilson Liévano s’essaye à l’explication du très complexe conflit syrien. S’il simplifie les choses pour faire une explication courte et donc laisse de côté plusieurs nuances, son travail permet de comprendre les grandes lignes d’un conflit dont on oublie ou connait mal les origines et développements, même s’il est suivi au jour le jour par les médias.

La vidéo d’animations (en anglais)  revient sur 2 ans et quatre mois de guerre civile qui ont fait près de 100 000 morts. Mardi 16 juillet, l’ONU parlait de la pire crise humanitaire depuis le génocide rwandais, avec 1,8 million de Syriens réfugiés dans les pays voisin.

Lire l’article du Monde et voir l’infographie.

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Pendant les vacances, replongez-vous dans les émissions du Bruit du Monde

© Allanos sur Flickr

Cet été, le Bruit du Monde prend des vacances. C’est donc le moment pour vous de réécouter nos émissions passées ! Tunisie : deux ans après la révolution, Mali : les causes de la déstabilisation du Sahel, L’Irak, 10 ans après le début de la guerreLe “boom” de la Corée du Sud ou encore la neutralité suisse : vous n’avez que l’embarras du choix !

A l’occasion de la sortie du dossier spécial Cuba dans l’édition de Courrier International du 4 juillet, pourquoi ne pas commencer par les Caraïbes ? Dans son numéro “Cuba, La couleur de l’argent”, l’hebdomadaire constate que les évolutions économiques sur lesquelles nous nous interrogions au mois de mars ne profitent pas à la population dans son ensemble.

La “mise à jour” du système socialiste cubain, qui consiste à ouvrir progressivement le pays à l’économie de marché, fait “le bonheur d’une nouvelle classe d’entrepreneurs qui découvre les joies du marché et du luxe. L’arrivée du capitalisme ou de ce ‘socialisme de marché’, bouleverse le quotidien des Cubains”, écrit Courrier International dans son introduction. Et le magazine de poursuivre, “Mais le principe du parti unique reste immuable. Et les réformes politiques, elles, continuent de tarder”, un constat que nous partagions.

Cubalacouleurdelargent

A travers les articles de Publico (Lisbonne), Cafe Fuerte (Miami), Havana Times (La Havane) et Milenio Dominical (Mexico), Courrier International montre les effets de cette quasi-révolution économique, face à un système sociétal qui, lui, n’a pas vraiment changé et n’offre pas plus de liberté à ses citoyens… une analyse fortement nuancée par les invités de notre émission intitulée “Cuba : quelle ouverture ?”.

Toute l’équipe du Bruit du Monde sera de retour au mois de septembre et vous souhaite un bon été !

Réécoutez l’émission du samedi 29 juin sur la neutralité suisse

Switzerland by marcinbaranowski on Flickr

Par marcinbaranowski sur Flickr

Petit pays niché au cœur de l’Europe, coincé entre la France, l’Italie, l’Autriche, l’Allemagne et le Lichtenstein, la Suisse jouit d’un statut particulier. Depuis le 20 novembre 1815 la confédération helvétique est “neutre”. Un droit, qui garantit, l’intégrité et l’insolvabilité de son territoire.

A cette époque, alors que les pays du vieux continent pensent prévenir les guerres en créant des alliances, la Suisse fait cavalier seul pour les mêmes raisons : se préserver des conflits.

suissecarte

Ainsi, la neutralité suisse, liée à l’histoire de la construction européenne, est à la base une stratégie de sécurité, mais pas seulement. C’est également un moyen de maintenir la cohésion interne du pays aux quatre langues officielles : l’allemand, le français, l’italien et le romanche – Et la solution pour mener une politique étrangère indépendante.

La Suisse justifie également sa neutralité par sa contribution à la stabilité du continent européen et a tous les “bons offices” menés dans le but d’apaiser les conflits internationaux.

Au fil du temps, ce statut de pays neutre a évolué. En 2002, à titre d’exemple, la Suisse a rejoint les Nations unies. Comment la neutralité est elle perçue et utilisée par les puissances internationale et la Suisse elle-même ?

Comment et pourquoi la neutralité suisse a-t-elle évolué depuis sa création ? Dans quelles mesures risque-t-elle d’évoluer encore ?

Remise en question par une partie des historiens, a-t-elle jamais vraiment existé ?

Ce sont les questions auxquelles nous avons tenté de répondre pendant cette émission en compagnie de nos deux invités : Hans-Ulrich Jost, historien suisse pour qui la neutralité est “le dernier grand mythe suisse après le secret bancaire” et Alain-Jacques Tornare, historien franco-suisse.

La pause musicale du Bruit du Monde consacré à la Suisse : Washed Out

En attendant de pouvoir réécouter le Bruit du Monde de samedi sur la neutralité suisse, en ligne dans quelques jours, voici le clip  du morceau que nous avions sélectionné pour vous : Washed Out, It All Feels Right.

La “pause musicale” fleurie de samedi :

L’émission du 29 juin sera consacrée à la neutralité suisse

Paysage suisse (photo par Moonjazz)

Paysage suisse (photo par Moonjazz)

Le mois suisse bat son plein sur Fréquence Protestante ! A cette occasion Le Bruit du Monde s’expatrie (sans mauvais jeu de mots) en terre helvète, pour une émission spéciale sur une caractéristique essentielle du pays : la neutralité.

Après avoir défini ce que veut dire “être neutre” pour une puissance comme la Suisse, nous nous interrogerons sur les enjeux et les conséquences de cette politique, principalement dans les domaines de la défense et des relations européennes.

Pour consulter le blog du mois suisse de la radio, rendez-vous par ici.

Le Bruit du Monde spécial Suisse, c’est exceptionnellement le samedi 29 juin à partir de 16 h 15, sur le 100.7 en région parisienne (et en streaming sur le site internet de Fréquence Protestante).

Mali : accord de paix préliminaire signé entre les rebelles touareg et l’Etat malien

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Notre émission du mois de février sur les causes de la déstabilisation de la région du Sahel et la guerre au Mali ne laissait pas présager d’une sortie de crise imminente tant la situation était complexe. Au cours de cette émission, nous avions évoqué la chute du Colonel Kadhafi, l’absence de décentralisation de l’Etat malien vers les provinces du nord, le narcotraffic, le rôle de l’Algérie et des frontières datant de la décolonisation, comme autant d’explications du grave conflit qui touche cette région.

Sans oublier la relation entre Bamako et le peuple touareg aux aspirations indépendantistes, une des causes principales de l’instabilité du Sahel. Depuis fin janvier, les rebelles se sont installés à Kidal , au nord, à la faveur de l’intervention franco-africaine qui a délogé les groupes jihadistes qui occupaient les deux tiers du pays depuis 2012.

document disponible ici, via RFI

document disponible ici, via RFI

Depuis mardi, un obstacle à la paix est levé. Après dix jours de négociations, un accord préliminaire a été signé, mardi 18 juin, entre Bamako et deux groupes touareg, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), lors d’une cérémonie au palais présidentiel de Ouagadougou (Burkina Faso)

Comme l’explique Le Monde : “Sa signature ouvre la voie à la tenue d’une élection présidentielle, le 28 juillet, ainsi que l’accès à l’aide internationale et le début de pourparlers “inclusifs” entre les différentes parties – rebelles touareg, mais aussi populations sédentaires et arabes du Nord”.

RFI, publie les grandes lignes de l’accord, ainsi que le document dans son intégralité, sur son site internet. Pour la radio, l’accord est prometteur car il “n’occulte pas les problèmes de développement du nord du Mali”, et son application sur le terrain est déjà en route.

Cette avancée a été largement saluée par Bamako et la communauté internationale, dont la France, bien qu’il ne s’agisse pas du premier accord du genre entre les rebelles touareg et l’administration malienne.

Réécoutez l’émission du samedi 18 mai sur le “boom” de la Corée

Séoul en 2003, de Smulan77 (cc)

Séoul en 2003, de Smulan77 (cc)

La Corée fait boom. Il y a un demi-siècle, la République de Corée, à peine sortie d’une guerre sanglante avec son voisin du Nord, était l’un des pays les plus pauvres du monde. Les statistiques de l’OCDE et de la Banque Mondiale montrent que son PIB par habitant était équivalent à celui du Cameroun et de l’Indonésie aujourd’hui. Cinquante ans plus tard, le pays du matin calme dont le modèle économique est montré en exemple dans le monde entier, affiche une croissance insolente. C’est la 4e puissance économique d’Asie et la 15e mondiale.

Territoire dépourvu de toutes ressources naturelles, géographiquement isolé à cause de la situation avec son voisin du Nord, la Corée du Sud a su contourner les obstacles et s’inventer un modèle prospère à force de rigueur et de travail, au prix parfois d’une répression politique forte.

Mais la Corée du Sud ne se résume pas aux villes Samsung, à Hyunday et aux robots. Le pays est également champion du soft power : il n’exporte pas uniquement des voitures mais aussi de la culture. A travers ses séries télévisées, les dramas, et sa K-pop – la version modernisée de nos boys et girls band des années 90 – interprétée par des artistes construits de toute pièce dans des écoles spéciales, une image bien maîtrisée du pays est véhiculée, avec au premier plan les valeurs familiales, l’amitié et l’amour platonique.

Mais pendant que le pays du matin calme devient le pays où l’on ne prend plus le temps de dormir, un autre boom fait trembler la Terre entière. C’est celui de la bombe atomique, que le Nord brandit en menace, alors que la paix sur la péninsule n’est assurée que par un fragile armistice. Depuis le début de l’année, la tension ne cesse de monter, Pyongyang a procédé en février à son troisième essai nucléaire…

La réunification est elle envisageable, voir possible ? Quelles sont les conséquences de ses tensions pour les Coréens ? Jusqu’où ira Séoul en terme de développement et quelles sont ses limites ? Après la télévision, la musique et la téléphonie, de quel marché la Corée va-t-elle s’emparer ?

Pour cette émission, nos invités étaient François Bougon, journaliste au Monde ancien responsable de la région Asie, Edouard Pflimlin, chercheur associé à l’IRIS spécialiste des questions de défense, et – en direct depuis Séoul – Benjamin Joinau doctorant à l’EHESS.

Les deux Corées face à face

Le photographe allemand Dieter Leistner publie un livre qui compare les lieux publics de la Corée du Nord et ceux du Sud : Korea ) Korea. Leistner s’est rendu à Pyongyang en 2006 et à Séoul en 2012. Les clichés montrent une Corée du Nord plus déserte que sa voisine du Sud et le contraste entre l’architecture communiste du Nord et les villes ultra connectées du Sud est saisissant.

Corée du Nord

Passagepiéton CN

Corée du Sud

Passagepiéton CS

Corée du Nord

Bus CN

Corée du Sud

Bus CS

Corée du Nord

Métro CN

Corée du Sud

Métro CS

Merci à Agnès Poirier qui a repéré ce livre sur le blog Taxi et nous l’a signalé.

Les bouddhistes de Corée du Sud fêtent aujourd’hui l’anniversaire de Bouddha

SKOREA-RELIGION-BUDDHISMPour les bouddhistes de Corée du Sud, c’est le jour le plus important de l’année. Ils fêtent aujourd’hui l’anniversaire de Bouddha et vont défiler dans les rues par milliers. Pour célébrer cette fête officielle, des lanternes en papier en forme de lotus couvrent les temples pendant un mois et décorent bien souvent les rues également. Des repas seront offerts aujourd’hui et la tradition veut également que l’habit traditionnel coréen, le hanbok, soit porté comme marque de respect.

Contrairement aux idées reçues, le bouddhisme n’est pourtant pas la première religion de Corée. Le pays compte davantage de chrétiens : 31,6 % contre 24 % de bouddhistes environ. Selon les chiffres (qui varient selon les sources), 24 % des Coréens seraient protestants, courant qui a connu une forte croissance après la guerre de Corée (1950-1953), et 7,6 % catholiques.

Il n’y a pas que Psy en Corée

Avant notre émission du samedi 18 mai consacrée au “boom” de la Corée, le Bruit du Monde vous propose de découvrir (ou redécouvrir) quelques tubes de “K-pop”. La pop Coréenne, qui fait s’évanouir les jeunes asiatiques, remplit les 25 000 places du palais omnisports de Paris Bercy et véhicule l’image d’une démocratie coréenne ouverte, volontariste, bien élevée et innovante. Fascinant.

Notre coup de cœur et certainement le plus grand tube :

Pour vous les filles :

Pour en savoir plus sur la K-pop et autres soft power coréens, rendez-vous samedi à 17 heures sur le 100.7 en région parisienne, pour un Bruit du Monde spécial Corée.